AMicale des COXiens

Forum des actionnaires particuliers de NicOx
 
AccueilAccueil  GalerieGalerie  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Un article des Echos (mi mars)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
raysa



Nombre de messages : 272
Age : 59
Localisation : 29
Date d'inscription : 02/06/2008

MessageSujet: Un article des Echos (mi mars)   Dim 4 Juil - 20:14

En France, le financement des biotechnologies vit un tournant. Face à des
capital-risqueurs refroidis par la crise qui hésitent plus que jamais à prendre
des risques, la Bourse de Paris a pris le relais financier.
Après une période
noire due à la crise, le financement des biotechnologies tricolores a repris des
couleurs en ce printemps. Fin avril, trois nouvelles sociétés, Neovacs, AB
Science et Deinove (lire « Les Echos » du 7 mai 2010) ont réussi à rouvrir la
fenêtre boursière, restée hermétiquement fermée au secteur pendant dix-huit
mois. Même si ces introductions se sont révélées plus délicates que prévu,
l'essentiel est d'avoir redonné une bouffée d'espoir à une industrie des
sciences de la vie désertée par les capital-risqueurs. Selon le panorama annuel
de France Biotech, le flux de fonds privés accuse une chute libre, plongeant de
180 millions d'euros en 2007 à 65 millions d'euros en 2009, son plus bas niveau
depuis dix ans.

Dans ce contexte, la Bourse de Paris a pris le relais,
devenant l'an dernier comme en 2007 la première source de financement de cette
industrie avec près de 170 millions d'euros de levées secondaires entre NicOx
(100 millions d'euros), Innate Pharma (24,3 millions d'euros), Cellectis (22
millions d'euros), ExonHit Therapeutics (17 millions d'euros), Hybrigenics (2,8
millions d'euros) et Ipsogen (2,5 millions d'euros). Comme le confirme Cédric
Moreau, analyste chez Natixis, « la France a animé le secteur des
biotechnologies en Europe entre 2005 et 2010, récupérant son retard par rapport
à la Grande-Bretagne et à l'Allemagne ».
La prudence reste de
mise

Pour l'instant, 2010 continue sur sa lancée. Dans quelques jours,
Transgene devrait clôturer le 25 mai son augmentation de capital de 152 millions
d'euros, souscrite à hauteur de 55,2 % par son actionnaire majoritaire,
l'Institut Mérieux, qui va lui donner les moyens d'achever sa métamorphose en
société biopharmaceutique intégrée et rentable à l'horizon 2015. Hier, ExonHit a
lancé une augmentation de capital réservée de 1,5 million d'euros, éligible à la
loi Tepa. Mais pas d'emballement, la prudence reste de mise. Comme le rappellent
les sévères turbulences boursières que traverse NicOx depuis une semaine, en
raison de l'incertitude pesant sur l'approbation par la Food and Drug
Administration du Naproxcinod, le premier d'une nouvelle classe
d'anti-inflammatoires, dédié au soulagement des signes et des symptômes de
l'arthrose. Habituée aux coups durs de la Bourse, la société a perdu les
deux-tiers de sa capitalisation depuis dix jours. Certes, depuis la réunion
fatidique du 12 mai, NicOx doit clarifier des points essentiels avec les
autorités de santé américaines. Mais cet aléa n'est-il pas monnaie courante dans
la vie d'une entreprise ou d'un laboratoire pharmaceutiques ? Quoi qu'il
advienne, il n'est certainement pas nécessaire de jouer les Cassandre avant même
que la FDA n'ait rendu son avis définitif, le 24 juillet prochain.

Si ce
n'est à vouloir donner un coup de frein à l'ensemble de la biotechnologie
française qui n'en a vraiment pas besoin. A tort ou à raison, « la pénalité pour
avoir déçu les marchés est incroyablement dure et brutale. Parfois, on se dit
qu'il vaut mieux rester privé », souligne Antoine Papiernik, partenaire associé
de Sofinnova Partners, qui a néanmoins plusieurs sociétés en portefeuille
candidates à une IPO (« international public offering ») avant la fin 2010. A
l'actif de ce capital-risqueur averti, l'entrée de la société belge Movetis sur
Euronext Bruxelles en décembre dernier, avec près de 100 millions d'euros levés.
« Nous travaillons à peaufiner le profil de nos sociétés pour leur donner le
maximum de chances de réussir et d'avoir un parcours boursier de qualité »,
insiste-t-il.
Sévère asthénie

La prochaine introduction de Carmat, qui
s'est décidée le 28 avril et qui espère lever 15 millions d'euros sur Alternext
vers la mi-juin, devrait redonner du baume au coeur du secteur. La bioprothèse
cardiaque totalement implantable la plus avancée au monde est le projet
emblématique s'il en est, susceptible d'emballer les investisseurs individuels
désireux de soutenir une aventure industrielle extraordinaire (lire ci-dessous).
Après Neovacs et Deinove, Carmat sera la troisième société portée en Bourse en
l'espace de deux mois par Truffle Capital, qui va, comme pour les deux
premières, participer à cette opération (lire ci-dessous). Un exemple à suivre
selon Jean-Emmanuel Vernay, associé gérant d'Invest Securities. « Le jour où les
investisseurs du capital-risque français auront compris que la Bourse n'est pas
là pour récupérer les dossiers dont ils n'arrivent pas à sortir, on aura fait un
grand pas vers la maturité de cette industrie. » En d'autres termes, l'IPO n'est
plus une sortie pure et simple, mais un relais de financement supplémentaire. «
C'est l'enjeu de la période actuelle. La France n'est pas loin d'avoir quelques
champions qui tireront enfin le secteur et on peut être optimiste à moyen terme
», estime-t-il.

Si la situation boursière est en voie de consolidation,
il faut à tout prix remédier à la sévère asthénie dont souffre le financement
privé avant que les dégâts ne soient irréversibles pour des dizaines de start-up
en mal de fonds. Même si ce n'est pas la première fois, on ne peut que déplorer
la liquidation de Diatos, société spécialisée en oncologie, que ses
investisseurs ont finalement lâché l'an dernier, après l'avoir sauvé en 2007 à
la suite de sa tentative avortée d'IPO, alors qu'ils avaient tout de même
injecté globalement 55 millions d'euros depuis sa création en 1999 !
Prendre
de vrais risques

Comment sortir de l'ornière financière ? Pour l'instant,
le frémissement boursier ne semble pas suffisant pour débloquer la chaîne du
financement de l'industrie française des biotechnologies. « Je ne vois pas, dès
à présent, de raison tangible de relance de la machine de l'investissement
privé. Hormis la classique difficulté à financer l'amorçage se pose maintenant
de façon aiguë un problème à un stade plus avancé, au niveau du troisième tour
de table et au-delà, ce qui n'était pas prévu initialement », souligne Philippe
Guinot, directeur des investissements en sciences de la vie de Crédit Agricole
Private Equity. « Nous commençons à souffrir de la désertification du secteur
par les capital-risqueurs pour asseoir des syndications »,
prévient-il.

Fort heureusement, le Fonds stratégique d'investissement,
détenu à 51 % par la CDC et 49 % par l'Etat, a commencé à prendre le relais, ces
derniers mois, en investissant directement (NicOx, Innate Pharma) ou via
InnoBio. Lancé en octobre dernier, ce fonds public-privé dédié aux
biotechnologies est doté de 140 millions d'euros souscrits à 37 % par le FSI et
les principaux laboratoires pharmaceutiques mondiaux implantés en France
(Sanofi-Aventis, GSK, Roche, Novartis, Pfizer, Lilly…). Les start-up Adocia et
Genticel en sont les premières bénéficiaires. Pour relancer durablement la
mécanique financière, le seul moyen est de reprendre enfin de vrais risques en
France.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Un article des Echos (mi mars)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» question sur l'article 5.1
» convention collective article 15
» GREVE du 29 mars : comment faire ?
» le 30 mars opération 100 % remboursé en ba chez Carrefour
» Amazon : soldes du 23 au 29 mars 2011

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
AMicale des COXiens :: Forum public :: Echanges sur NicOx-
Sauter vers: