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 L'innovation assure l'avenir des biotechs malgré la crise

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MessageSujet: L'innovation assure l'avenir des biotechs malgré la crise   Lun 14 Juin - 13:10

14/06/2010 09:58:54

FORUM L'innovation assure l'avenir des biotechs malgré la crise



* Reuters organise un Forum du secteur de la biotechnologie, du 15 au 17 juin à Paris
* Une dizaine de dirigeants de biotechs françaises s'exprimeront sur les perspectives de leur société et du secteur
* Graphique des performances boursières des biotechs françaises:

par Noëlle Mennella et Caroline Jacobs
PARIS, 14 juin (Reuters) - Les sociétés françaises de biotechnologie ont un potentiel de croissance important malgré la crise et les plus innovantes d'entres elles pourraient être tentées par une introduction en Bourse à la fin 2010.
Les molécules prometteuses que certaines ont en portefeuille attisent l'intérêt des laboratoires pharmaceutiques qui peinent à trouver en interne les moyens de répondre aux besoins médicaux grandissants des économies matures mais aussi des pays émergents.
"Les sociétés de biotechnologie ont un énorme potentiel de croissance car l'industrie de la santé est en croissance dans le monde et que, quels que soient les cycles économiques, de nouveaux médicaments sont nécessaires", résume Philippe Pouletty, directeur général du fond Truffle Capital.
Chez Natixis, l'analyste Cédric Moreau admet que la crise financière a entraîné un tarissement des sources de financement, principalement au niveau des premiers tours de table. Mais pour lui, le secteur va continuer à se développer grâce à "ses fondamentaux solides": une capacité d'innovation intacte et une dynamique favorable concernant les partenariats noués avec les laboratoires.
Au cabinet de conseil Bionest, Claude Allary, associé, pense aussi que le modèle des biotechs va perdurer durant de nombreuses années car avec "leurs outils de recherche pointus, leurs produits qui visent des indications très ciblées à l'opposé d'un médicament très généraliste, ces sociétés peuvent faire un carton".
Fondés sur la production de molécules à partir d'organismes vivants (cellules, gènes, bactéries) les produits des biotechs sont promis à moins d'effets secondaires négatifs que les médicaments biochimiques. Parmi les sociétés françaises figurent par exemple Transgene , Innate Pharma
et Ipsogen ) dans le cancer, ou encore ExonHit Therapeutics
dans la maladie d'Alzeihmer.
LA QUESTION DU FINANCEMENT
Ces biotechs, largement financées depuis de nombreuses années par des sociétés de capital-risque et le plus souvent encore déficitaires, n'ont pas toutes la maturité suffisante pour prétendre à un financement par des investisseurs institutionnels ou des particuliers.

Reste que le refroidissement de l'enthousiasme des capital-risqueurs lié à la chute de l'euro, la crise de la dette en zone euro ou les mesures gouvernementales visant à réduire les dépenses de santé poussent les biotechs à chercher des relais en Bourse.

Trois d'entres elles - Neovacs , AB Science , Deinove

- ont ainsi sollicité le marché au début de l'année. Mais les deux premières ont dû in fine revoir à la baisse le montant qu'elles souhaitaient lever pour assurer le succès de leur IPO.


L'introduction est "une bouffée d'oxygène et une opportunité de rentabilité pour les investisseurs, et il y a donc un appétit pour les IPO malgré une situation financière un peu préoccupante", commente Claude Allary. Il pronostique "un à trois candidats à la cotation cette année ou en 2011".

Chez Truffle Capital, Philippe Pouletty envisage "une ou deux IPO dans les 12 mois".

Antoine Papiernik, partenaire associé de la société de capital-risque Sofinnova Partners, affirme avoir en portefeuille "deux entreprises sur le chemin de la cotation, l'une ayant déjà passé le dernier stade de développement clinique et l'autre ayant même obtenu l'homologation de son produit".

"Elles sont prêtes. Il faut maintenant que le marché soit prêt. Si ce n'est pas en 2010, ce sera en 2011", ajoute-t-il, en affirmant avoir "des réflexions en cours avec deux autres sociétés".

Les prix d'introduction pourraient être bas "mais il n'est pas sûr que la valorisation que nous obtenions dans le privé soit bien meilleure, et parfois elle est même infiniment moins bonne", poursuit-il.

Plusieurs autres sociétés ont procédé à des levées secondaires, d'un montant total de 170 millions d'euros en 2009, dont NicOx (100 millions d'euros), Innate Pharma (24,3 millions d'euros) ou Cellectis (22 millions d'euros). Plus récemment, Transgene a augmenté son capital de 152 millions d'euros.

LE SECTEUR APPROCHE LA TAILLE CRITIQUE

"Le secteur commence à avoir la taille critique", résume Claude Allary.

Ce propos est illustré par l'option de licence récemment accordée par Transgene à Novartis sur le TG4010 dans le cancer du poumon, ou par le feu vert obtenu par BioAlliance Pharma aux Etats-Unis pour la mise sur le marché du Loramyc dans le traitement des mycoses buccales de patients atteints d'un cancer ou du sida.

Autres exemples: l'accord signé entre Vivalis et Sanofi-Aventis

dans les anticorps et les partenariats que Cellectis a noué avec des groupes mondiaux comme Merck ou AstraZeneca .

Ainsi, l'avenir des sociétés de biotechnologie apparaît comme étant irrémédiablement lié à celui des grands laboratoires.

L'innovation, principal moteur de la croissance des biotechs, est majoritairement financée par les grands laboratoires qui externalisent 35% à 40% de leur budget de R&D, constate Cédric Moreau.

Pour lui, la crise n'a absolument pas freiné le nombre de transactions entre les laboratoires et les sociétés de biotechnologie mais elle a eu un impact sur le montant moyen de ces transactions, qui a baissé "assez significativement".

De son côté, Truffle pense que ces laboratoires "sont prêts à payer plus cher pour des groupes intéressants et font des accords plus précoces qu'il y a quelques années".

Et Sofinnova de remarquer qu'un groupe comme Sanofi n'a pas hésité à acheter Fovea, "une petite société extrêmement innovante avec des produits encore tôt dans le développement tout en la laissant indépendante". (voir )

Il affirme même que plusieurs opérations de ce type pourraient avoir lieu dans les douze mois.

Pour autant, les partenaires potentiels savent faire preuve de prudence. Dans le cas du Naproxcinod de NicOx, par exemple, ils sont restés à l'écart en attendant l'avis des experts américains sur cet anti-inflammatoire. L'opinion négative rendue le 12 mai par le panel de la FDA a confirmé leur crainte.


(Edité par Dominique Rodriguez)

((Reportage économique. Tél 01 49 49 53 82 Reuters Messaging : noelle.mennella.reuters.com@reuters.net))


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