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 Vaccins Un nouvel eldorado pour les labos et les biotechs

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Date d'inscription : 09/03/2007

MessageSujet: Vaccins Un nouvel eldorado pour les labos et les biotechs   Mar 24 Nov - 16:35

Vaccins Un nouvel eldorado pour les labos (dossier du Revenu nov 2009)

L'innovation et les risques pandémiques ont relancé la croissance de cette vieille industrie. Les vaccins aideront les grands groupes à rééquilibrer leur activité et les biotechs à prospérer. Bref, un catalyseur de hausse important pour des titres comme Sanofi-Aventis, Crucell ou encore Transgene...

L'actualité a remis les vaccins au cœur des questions de santé. Voilà pourtant dix ans que ce secteur, qui ne représente que 3% du marché pharmaceutique mondial, a retrouvé ses lettres de noblesse, grâce à des avancées scientifiques majeures. Il a plus que doublé de taille depuis 2005, atteint 23 milliards de dollars en 2009 et, malgré un ralentissement, devrait encore croître de près de 10% par an d'ici 2015, selon Exane BNP Paribas. Avec le Prevnar de Wyeth (contre le pneumocoque) et le Gardasil de Sanofi-Aventis et Merck (contre le cancer du col de l'utérus), le secteur a désormais ses blockbusters dégageant plus d'un milliard de dollars de recettes par an. Pour ces produits très innovants, les laboratoires ont pu négocier auprès des gouvernements des prix de ventes élevés. C'est une révolution dans un marché longtemps dominé par des produits bon marché et (un peu) moins rentables que les médicaments.
Claude Allary, cofondateur du cabinet de conseil Bionest Partners, distingue trois segments qui devraient continuer de porter la croissance : «Les vaccins pédiatriques innovants, en particulier contre les méningites, pneumocoques et rotavirus, les vaccins contre les maladies endémiques (malaria, rage, dengue...) et les vaccins contre la grippe, pour lesquels les besoins restent élevés, au-delà du gonflement ponctuel de la demande lié à la pandémie H1N1.»

Les gros se partagent le gâteau

Le marché des vaccins est devenu un oligopole (voir le graphique ci-dessus), bien plus concentré que celui des médicaments. Les acteurs dominants en capteront l'essentiel de la croissance, car les barrières à l'entrée sont très élevées. Les vaccins sont des produits biotechnologiques qui exigent en effet un outil de production onéreux - une usine peut coûter plus de 1 milliard d'euros - et un savoir- faire technique long à acquérir. Enfin, «l'expérience acquise en matière de relations avec les pouvoirs publics est un facteur clé», souligne Claude Allary. De quoi décourager les nouveaux entrants et les fabricants de produits génériques.

Investir «100% vaccins» avec les biotechs

Le marché des vaccins, si concentré soit-il, compte des acteurs de petite taille entièrement dédiés à ce métier. Leurs titres offrent des opportunités d'investissement plus risquées mais qui permettent de jouer exclusivement la croissance du secteur. D'autant que les grands laboratoires convoitent le haut degré d'innovation des sociétés de biotechnologies spécialisées dans les vaccins. Ils s'intéressent à celles qui ont des produits prometteurs en cours de développement (Transgene, Intercell, Crucell), ou des technologies novatrices offrant des alternatives pour la production (Crucell, Vivalis). Plusieurs grandes opérations de rachat ont déjà été menées dans le secteur, dont l'acquisition de Chiron par Novartis en 2006, pour 5 milliards de dollars, et celle de Medimmune par Astrazeneca en 2007, pour 14,6 milliards de dollars. Nombre d'opérations, plus modestes, ont nourri l'intérêt spéculatif autour de ces biotechs. Mais, dans la majorité des cas, ce sont les revenus obtenus des accords de licence passés avec les grands laboratoires qui assurent leur développement. Le secteur n'est toutefois pas sans risque. La dépendance des acteurs du vaccin à l'égard des pouvoirs publics est plus forte encore que pour les médicaments. Dans un contexte de réduction des déficits publics, l'apparition de nouvelles pressions à la baisse des prix n'est pas à exclure. Leur rentabilité en sera d'autant plus affectée que les vaccins exigent de très lourds investissements.
Pierre-Louis Germain


ANALYSE

Trois grands laboratoires présents dans les vaccins


Glaxosmithkline
Sa stratégie
Numéro trois mondial, le géant britannique est présent dans les vaccins depuis 1968 et le rachat du belge RIT. Il dispose de solides positions dans la grippe, les vaccins pédiatriques et l’hépatite.
Il est aussi l’un des rares grands groupes à développer des vaccins thérapeutiques, une catégorie à part, dont le modèle économique est comparable à celui des médicaments (voir Transgene).
Notre analyse
Confronté, comme Novartis et Sanofi, à la perte de brevets importants et donc de chiffre d’affaires potentiel dans son cœur de métier, les médicaments, GSK compte sur les vaccins pour compenser en partie. En 2015,
cette division pourrait représenter plus de 20% de l’activité du britannique. Avec le Cervarix, contre le cancer du col de l’utérus, il espère concurrencer le Gardasil de Sanofi-Aventis et Merck. Avec le Synflorix, contre la méningite, il veut tailler des croupières au Prevnar de Wyeth. Deux batailles incertaines, mais les vaccins thérapeutiques lui apporteront peut-être quelques succès commerciaux dans plusieurs années. En attendant, GSK se paye en Bourse plus cher que Sanofi-Aventis, pour un profil assez similaire dans l’ensemble.

Novartis
Sa stratégie
Comme Pfizer avec Wyeth ou Abbott avec la pharmacie de Solvay, c’est par une acquisition, celle de Chiron, que Novartis s’est lancé dans les vaccins. Le laboratoire a vite saisi l’opportunité de la grippe H1N1. Avec un milliard de dollars de commandes enregistrées auprès du gouvernement américain, il a devancé ses concurrents dans ce pays stratégique. Il est aussi le seul laboratoire à produire une partie de ses vaccins sur des lignées cellulaires et non avec des œufs de poule. Enfin, Novartis a beaucoup investi contre la méningite et dispose d’un vaccin innovant dont il attend l’autorisation de commercialisation. Sur ce terrain, il viendra concurrencer le Menactra de Sanofi-Aventis, qui a déclaré 700 millions de dollars de ventes en 2008.
Notre analyse
On joue Novartis pour sa stratégie et non pour ses vaccins. Mais si cette activité est encore marginale dans le chiffre d’affaires, elle ne l’est pas dans la croissance. Le groupe suisse innove, augmente ses capacités de production et se montre conquérant. D’ici 2015, sa part de marché pourrait doubler, à 12%. Les vaccins représenteront alors 10% de ses recettes.
Sanofi-Aventis
Sa stratégie
Leader mondial des vaccins, le français est organisé autour de deux entités : Sanofi-Pasteur, héritière de l’institut Mérieux, et Sanofi-Pasteur MSD, co-entreprise avec l’américain Merck. La première est présente dans les segments de la grippe, la méningite, les maladies endémiques et la pédiatrie. La seconde est une société commerciale focalisée sur l’Europe et dont le Gardasil représentait, en 2008, 45% des recettes. D’ici 2013, sur la base des produits aujourd’hui en portefeuille, les vaccins représenteraient 18% de l’activité de Sanofi.
Notre analyse
La croissance externe devrait être source de bonnes surprises. Le français cherche autant à acquérir des sociétés innovantes, comme il l’a fait avec Acambis en 2008 pour plus de 300 millions d’euros, qu’à agrandir ses capacités de production dans les pays émergents, ce qu’illustre le rachat, en juillet, pour 500 millions, de l’indien Shanta. Il compte profiter de la croissance des besoins dans ces régions du monde. Expert des vaccins, il veut aussi renforcer son statut d’interlocuteur incontournable des pouvoirs publics au bénéfice de toutes ses activités de santé.


ANALYSE

Quatre biotechs spécialisées cotées en Europe

Crucell
Sa stratégie
Septième acteur mondial et premier indépendant, le néerlandais est une biotech «mature». En 2008, son chiffre d’affaires a crû de 33% et son bénéfice net (15 millions) devrait doubler
en 2009. Le Quinvaxem, un vaccin pédiatrique, est le moteur de la croissance de Crucell. Mais il fait face, dans les pays émergents, son premier marché, à la concurrence d’acteurs locaux, dont Shanta
(Sanofi). Les vaccins contre la grippe, la fièvre jaune et l’hépatite A montent en puissance et devraient compenser, en partie. Enfin, Crucell détient une technologie de lignée cellulaire (PER.C6), concurrente de celle de Vivalis. Elle travaille avec Sanofi sur un vaccin grippal.
Notre analyse
La croissance ralentit. La valorisation élevée de Crucell tient à quelques projets précoces et risqués. Enfin, l’intérêt spéculatif est plus limité depuis l’entrée, en septembre, de Johnson & Johnson au capital. D’où la baisse du titre. Mais nous pensons que les signatures d’accords devraient se poursuivre avec de grands groupes, intéressés par le riche portefeuille de produits en développement de Crucell, et prêts, dans les vaccins plus qu’ailleurs, à prendre des risques.
Intercell
Sa stratégie
Biotech autrichienne spécialisée dans les vaccins, Intercell commercialise depuis 2009 son premier produit, contre l’encéphalite japonaise. Elle fournit notamment l’armée américaine. Elle a une situation de trésorerie confortable et s’approche de l’équilibre financier. Intercell détient une plateforme technologique leader dans le domaine des maladies nosocomiales, pour lesquelles les besoins sont colossaux. Deux produits prometteurs sont en développement, contre le staphylocoque doré et le pseudomonas. Le premier pourrait être commercialisé en 2013 et dégager (bien) plus d’un milliard d’euros de recettes
annuelles. Elle développe aussi un vaccin prometteur contre la diphtérie et la tuberculose, en patch.
Notre analyse
Comme pour Crucell, la valorisation reflète en partie l’intérêt spéculatif, dans un secteur des vaccins où les spécialistes indépendants se font rares et sont convoités. Son portefeuille de développement est prometteur et le flottant représente les trois quarts du capital, ce qui en fait une proie. Intercell est coté à Vienne, les frais de courtage sont donc élevés et dissuasifs pour les transactions trop petites.

Transgene
Sa stratégie
La biotech alsacienne est une spécialiste des vaccins thérapeutiques. À l’inverse des vaccins préventifs (prophylactiques), ils sont administrés une fois la maladie déclarée, pour provoquer, par l’injection de gènes dans l’organisme, une réaction immunitaire et aider le corps à lutter contre la maladie. Transgene compte plusieurs actifs en développement, dont le plus avancé et le plus prometteur est un traitement contre le cancer du poumon (TG4010), qui doit entrer en phase finale de développement. Un partenariat est attendu prochainement avec un groupe pharmaceutique qui finan-cera les dernières études cliniques.
Notre analyse
Aucun vaccin thérapeutique n’a encore été commer-cialisé dans le monde. Le risque de développement reste donc élevé. En outre, le retard dans la signature d’un partenariat pour le TG4010 pèse sur le titre. Enfin, l’intérêt spéculatif est faible à court terme. Mérieux (55% du capital) n’est pas pressé de vendre et semble vouloir accompagner Transgene dans sa mutation en société pharmaceutique commerciale. La valorisation semble cependant modeste au regard de la qualité du portefeuille de produits.
Vivalis
Sa stratégie
Cette société nantaise est propriétaire d’une lignée cellulaire dérivée du canard (EB66). Elle permet de produire des vaccins sans œufs de poule, dans des bioréacteurs (grandes cuves), réduisant les délais, les coûts et surtout les risques liés à l’approvisionnement en œufs. Vivalis a signé dans les domaines de la grippe et des vaccins thérapeutiques des accords avec 75% des acteurs de l’industrie pharmaceutique, leur permettant de tester l’EB66 pour leurs propres produits en développement. Sa technologie n’est ni la seule, ni la plus avancée (voir Novartis et Crucell). Mais elle est très prometteuse car naturelle, génétiquement stable et d’origine aviaire. Un atout car les vaccins sont aujourd’hui adaptés pour les cellules embryonnées de poulets.
Notre analyse
Vivalis ne présente pas d’intérêt spéculatif à court terme car son actionnaire majoritaire (Gri-maud) est un partenaire durable. Sa technologie ne sera sans doute pas utilisée à échelle industrielle pour l’homme avant 2014. Enfin, Vivalis considère l’EB66 comme un levier pour développer à terme ses propres vaccins. Il s’agit donc d’un investissement de long terme, prometteur mais risqué.
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