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 GS et COX victimes d’un règlement de compte ?

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fiable

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MessageSujet: GS et COX victimes d’un règlement de compte ?   Dim 20 Sep - 12:18

Actuellement, AQR Capital Management détient environ 2 % du capital de Nicox.



Entre 2007 et 2009 ce fond est passé de 1.7% environ à 2% environ du capital de COX.



C’est le seul actionnaire institutionnel à s’être renforcé sur COX pendant cette période.



Sur les 15 principaux responsables de ce fond, 9 travaillaient chez GS juste avant de le rejoindre.



Pendant qu’un Ane à liste de GS passait à vendre sur Nicox (jusqu’à 1.6 euros lorsqu’elle en cotait environ 10), les dirigents de AQR Capital Management se renforçaient au capital de COX.



Existait-t’il des liens entre GS et AQR Capital Management ou s’agissait-il d’un règlement de compte entre un Ane à liste de GS et ses ex salariés (ils avaient auparavant de hautes fonctions chez GS) ?



Nous ne le saurons sans doute jamais, mais ce qui est sûr c’est que cet Ane à liste a quitté GS (et pas pour AQR Capital Management mais pour fonder son propre fond) et que depuis son départ, GS ne suit plus la valeur Nicox.



Pour ceux qui sont intéressés, je précise ci-dessous les noms des actuels dirigeants du fond AQR Capital Management et leurs anciennes fonctions chez GS.




Principaux fondateurs de la firme, Clifford S. Asness, Ph.D., David G. Kabiller, CFA, Robert J. Krail, et John M. Liew, Ph.D., et plusieurs collègues AQR fondée en Janvier 1998.</SPAN> Each of the firm's principals were formerly at Goldman Sachs, & Co., where Asness, Krail, and Liew, comprised the senior management of the Quantitative Research Group at Goldman Sachs Asset Management (GSAM). Chacun des directeurs de l'entreprise étaient précédemment chez Goldman Sachs & Co., où Asness, Krail, et Liew, composé de la haute direction du Groupe de recherche quantitative chez Goldman Sachs Asset Management (GSAM). [/size]At GSAM, the team managed both traditional (managed relative to a benchmark) and non-traditional (managed seeking absolute returns) mandates.



Clifford S. Asness, Ph.D.

Managing & Founding Principal Gestion et le fondateur principal </SPAN>
Avant de co-fonder AQR Capital Management, Cliff a travaillé chez Goldman, Sachs & Co. où il était directeur général et directeur de la recherche quantitative pour la division Asset Management.</SPAN> Cliff and his team at Goldman were responsible for building quantitative models to add value in global equity, fixed income and currency markets for Goldman clients and partners. Cliff et son équipe chez Goldman étaient responsables de l'élaboration de modèles quantitatifs pour ajouter de la valeur en actions mondiales, à revenu fixe et des marchés monétaires Goldman pour les clients et partenaires. Cliff has authored articles on many financial topics including multiple publications in the Journal of Portfolio Management and the Financial Analysts Journal.



David G. Kabiller, CFA David G. Kabiller, CFA

Founding Principal Principaux membres fondateurs </SPAN>

David a travaillé chez Goldman, Sachs & Co. chez Goldman Sachs, il était vice-président aux Services de retraite collectifs où il a établi et maintenu des relations avec les chefs des placements de bon nombre des plus importants régimes de retraite et fonds de dotation en Amérique du Nord et les a aidés à accéder aux ressources de l'entreprise appropriées pour élaborer et appliquer des investissements mondiaux et les stratégies de marchés de capitaux.</SPAN> Before joining the Pension Services Group, he was in the Institutional Fixed Income Division and in the Private Client Services Department. Avant de rejoindre le Groupe des services de pension, il était dans la division institutionnelle de revenu fixe et dans le Private Client Services Department. While at Goldman, David was involved with the structuring and development of products and investment strategies unique to ESOP investors. Alors que chez Goldman, David a participé à la structuration et le développement de produits et de stratégies d'investissement unique pour les investisseurs ESOP. He was the creator of Goldman's Pension & Endowment Forum in which he co-authored research topics on derivatives, enhanced indexation, securities lending, insurance-linked securities and hedge funds. Il est le créateur de la pension de Goldman & Endowment Forum dans lequel il est co-auteur de sujets de recherche sur les instruments dérivés, l'indexation améliorée, prêts de titres, l'assurance liée à des valeurs mobilières et les fonds spéculatifs. He co-authored “Hedge Funds Demystified: Are They Appropriate Investments for Institutional Investors?” David is a member of the Board of Trustees at Northwestern University, and has been a periodic lecturer at the Kellogg Graduate School of Management. Il est co-auteur de «Hedge Funds Demystified: Sont-elles appropriées des placements pour les investisseurs institutionnels?"



Robert J. Krail Robert J. Krail </SPAN>

Founding Principal Principaux membres fondateurs </SPAN>

Avant de co-fonder AQR Capital Management, Bob a travaillé chez Goldman, Sachs & Co. en tant que vice-président et gestionnaire de portefeuille dans la division Asset Management où il a développé et géré la sélection d'actions quantitatives et les stratégies d'allocation d'actifs.</SPAN> At Goldman, these strategies were used to manage proprietary capital, a hedge fund, institutional separate accounts and retail mutual funds. Chez Goldman, ces stratégies ont été utilisées pour gérer le capital de propriété, un fonds de couverture, des comptes institutionnels distincts et des fonds de placement. In particular, Bob was the senior portfolio manager responsible for Global Alpha, a global market-neutral hedge fund.

John M. Liew, Ph.D. John M. Liew, Ph.D.

Founding Principal Principaux membres fondateurs </SPAN>

Avant de co-fonder AQR, John a travaillé chez Goldman, Sachs & Co. en tant que vice-président et gestionnaire de portefeuille dans la division Asset Management où il a développé et géré des stratégies quantitatives aux échanges à terme sur indice boursier, à terme sur obligations et des devises au niveau mondial.</SPAN> At Goldman, these strategies were used to manage proprietary capital, a hedge fund, institutional separate accounts and retail mutual funds. Chez Goldman, ces stratégies ont été utilisées pour gérer le capital de propriété, un fonds de couverture, des comptes institutionnels distincts et des fonds de placement. Prior to joining Goldman, John worked at Trout Trading Company where he developed and implemented global quantitative market-neutral stock selection strategies.

Bradley D. Asness Bradley D. Asness

General Counsel & Principal General Counsel & Principal </SPAN>



Gregor Andrade, Ph.D. Gregor Andrade, Ph.D. </SPAN>

Principal Principal </SPAN>





Jacques A. Friedman Jacques A. Friedman </SPAN>

Principal Principal </SPAN>

Avant de se joindre AQR Capital Management, Jacques a travaillé chez Goldman, Sachs & Co. en tant qu'associé dans Quantitative Equity la division Asset Management du Groupe.[size=12] There, he was a member of the portfolio management team, developing and researching quantitative stock selection strategies used to manage over $10 billion in institutional separate accounts and retail mutual funds. Là, il a été membre de l'équipe de gestion de portefeuille, le développement et la recherche de stratégies quantitatives des stocks de sélection utilisés pour gérer plus de 10 milliards de dollars dans des comptes institutionnels distincts et des fonds de placement. Prior to joining Goldman, Jacques was in the Ph.D.




John B. Howard John B. Howard </SPAN>

Principal Principal </SPAN>



Brian K. Hurst Brian K. Hurst </SPAN>

Principal Principal </SPAN>

Avant de se joindre AQR, Brian a travaillé chez Goldman, Sachs & Co. à titre d'associée en recherche quantitative la division Asset Management du Groupe. As one of the original members of this group, he was responsible for building and implementing the core infrastructure of the quantitatively based models that were used to manage over $7 billion in assets. Comme l'un des membres originaux de ce groupe, il était responsable pour la construction et la mise en œuvre de l'infrastructure de base des modèles quantitatifs en fonction qui ont été utilisées pour gérer plus de 7 milliards de dollars d'actifs. These models included strategies to forecast returns to the world's stock, bond, and currency markets. Ces modèles comportent des stratégies pour prévoir les rendements à la cote de la planète, des obligations et marchés monétaires. Brian also worked for Donaldson, Lufkin & Jenrette in their Corporate Finance Department while completing his BS in Economics at the Wharton School at the University of Pennsylvania in 1994.

Ronen Israel Ronen Israël </SPAN>

Principal Principal </SPAN>



Oktay Kurbanov Oktay Kurbanov </SPAN>

Principal Principal </SPAN>

Avant de se joindre AQR, Oktay a travaillé chez Goldman, Sachs & Co. à titre d'analyste en recherche quantitative de la division Asset Management du Groupe. At Goldman Sachs, he was one of the assistant portfolio managers for asset allocation accounts managed versus various benchmarks, including global strategic partners mandates. Chez Goldman Sachs, il a été l'un des gestionnaires de portefeuille adjoint pour la répartition de l'actif des comptes gérés par rapport aux benchmarks différents, y compris des mandats mondiaux de partenaires stratégiques. In addition, Oktay co-developed the financial modeling code used to research and implement quantitative trading strategies.

Stephen Mellas Stephen Mellas </SPAN>

Principal Principal </SPAN>

Steve a rejoint AQR dans Mars 2005 comme le chef des opérations. Prior to joining AQR, Steve worked for Goldman Sachs. Avant de se joindre AQR, Steve a travaillé chez Goldman Sachs. He joined Goldman in 1997 as a Managing Director in the Investment Management Division with responsibility for Asset Management Operations worldwide. Il a rejoint Goldman Sachs en 1997 en tant que Directeur Général de la Division de la gestion des placements en charge des opérations mondiales Asset Management</SPAN>

Michael Mendelson Michael Mendelson </SPAN>

Principal Principal </SPAN>

Avant de se joindre AQR en 2005, Michael a travaillé chez Goldman Sachs où il était directeur général et chef de Quantitative Trading. Prior to founding that effort, he was Head of US Program Trading. Avant la fondation de cet effort, il était chef de programme américain Trading. At Goldman Sachs, Michael served on the Equities Division Risk Committee and was co-chair of the Systems Risk Taskforce. Chez Goldman Sachs, Michael a siégé au Comité des risques de division d'actions et a été co-présidente de la task-force Risk Systems. He began his career at Goldman serving pension funds and endowments in the Fixed Income Division and the Pension Services Group. Il a débuté sa carrière chez Goldman servant des fonds de pension et fondations dans la division Fixed Income et les Services de retraite collectifs. Michael received an SM in Chemical Engineering from MIT along with an SB in Chemical Engineering, and SB in Mathematics, and an SB in Management.

Lars N. Nielsen Lars Nielsen N. </SPAN>

Principal Principal </SPAN>



Lasse Pedersen Lasse Pedersen </SPAN>

Principal Principal </SPAN>
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fiable

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MessageSujet: Re: GS et COX victimes d’un règlement de compte ?   Lun 21 Sep - 1:06

Bonsoir,

d'après mes sources, c'est au 1 er semestre 2008 que AQR Capital Management serait passé de 1.62 % du capital de COX à 1.96 %.
Si quelqu'un avait une date plus précise merci de donner l'info et la source.

Cordialement
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Paul Pitard

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MessageSujet: Re: GS et COX victimes d’un règlement de compte ?   Lun 21 Sep - 16:12

Voici les précisions demandées.

D'abord les faits, chronologiquement :

http://www.nicox.com/update/NicOx_2006/rapports/NicOx%20doc%20de%20ref%202006.pdf
Page 27 : le 22 janvier 2007, AQR déclare à la hausse le franchissement de seuil de 2% du capital et des droits de vote

Page 21 : au 5 mars 2007, AQR disposait de 1,62% du capital de NicOx, sous forme de 765.975 actions réparties comme suit :
97.857 actions détenues par AQR Global Stock Selection Master Account, L.P., 151.241 actions détenues par AQR Global Stock Selection HV Master Account LTD
516.877 actions détenues par Managed Accounts

http://www.nicox.com/update/NicOx_2007/rapports/NicOx%20doc%20de%20ref%202007.pdf (page 32)
Le 24 août 2007, AQR déclare à la baisse le franchissement de seuil de 2% du capital et des droits de vote

Au 31 décembre 2007, AQR disposait de 1,96% du capital de NicOx, sous forme de 926.513 actions réparties comme suit :
100.546 actions détenues par AQR Global Stock Selection Master Account, L.P., 164.154 actions détenues par AQR Global Stock Selection HV Master Account LTD 661.813 actions détenues par Managed Accounts


Ensuite, mes conclusions :
- courant janvier 2007, AQR a acquis 765.975 actions = 1,62% du K de NicOx
- AQR a souscrit a l'AK du 29 janvier 2007 pour le maximum, à savoir 83.830 actions; ceci l'a amené à 2,01% du K de NicOX
- an août 2007, AQR a cédé 23.292 actions pour détenir finalement 1,96% du K de NicOx

Simis assure ici que cette participation de 926.513 actions était toujours détenue au 30.06.2009 :
http://amcox.forumactif.com/echanges-sur-nicox-f22/aqr-capital-position-inchangee-au-3062009-t4538.htm#41249
Cependant, vu l'augmentation constante du nombre d'actions émises par NicOx, cette participation ne s'élève plus au 30.06.2009 qu'à 1,93% du K de NicOx.
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Paul Pitard

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MessageSujet: Re: GS et COX victimes d’un règlement de compte ?   Lun 21 Sep - 16:19

A noter également : au 31.12.2003, Goldman Sachs International détenait 210.275 actions NicOx, soit 0,88% de son capital de l'époque.
Apparemment vendues courant 2004.
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fiable

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MessageSujet: Re: GS et COX victimes d’un règlement de compte ?   Lun 21 Sep - 19:42

Bonsoir et merci Paul Pitard,

AQR a donc un PRU (prix de revient unitaire) de 20 euros environ suite à son principal achat d'actions en janvier 2007.

Mais je pensais qu'ils avaient rachetés des actions debut 2008 à moins de 10 euros afin de baisser ce PRU.

Je m'en tenais pour cela aux documents d'Euroland finance qui suivait Cox à l'époque et qui donnait 1.62% de capital de nicox jusqu'en septembre 2007 puis 1.96% en mai 2008, c'était probablement une erreur de leur part à l'époque.

Mais tes infos confirme mes soupçons :
AQR a un PRU bien trop élevé sur Nicox : ce fond est le dernier rentré (je mets à part la participation de Pfizer rentré au capital pour d'autres raisons).

Les autres fonds qui ont acquis des actions à l'introduction de COX en bourse puis au fur et à mesure des augmentations de capital ont un PRU inférieur à 10 euros.

En 2008 GS se met à suivre COX avec pour objectif 3 euros environ et cela juste avant les sorties des très bons resultats des premières études de phase III et après de mauvaises news...

Mais le titre ne décroche pas en dessous de 6.33 en Aout 2008.

Puis les très bons résultats sur le Napro sortent et font remonter le titre sur les 10 euros environ en septembre 2008.

On est alors en pleine crise financière (chute de Lehman) et la bourse s'effondre mais le titre ne décroche pas en dessous de 4.32 euros puis remonte très vite suite à des fuites sur de nouveaux très bons résultats d'études sur le Napro pour évoluer ensuite environ entre 7 et 11 euros.

GS revient à la charge avec un objectif complètement dément à l'époque si on tient compte des résultats des études sur le Napro mais pas si fou que ça si l'on se remet dans le contexte "d'écroulement du système financier" de l'époque ou seule la peur domine à ce moment là (le CAC descendra en dessous de 2500 points en mars 2009).

Nouvel échec de GS, le cours de Nicox s'est très bien tenu jusqu'à la fin de cette crise financière : impossible pour un fond de racheté des titres Nicox à un prix permettant d'abaisser un PRU d'environ 20 euros.

La crise financière est derrière nous et le suivi de COX à la baisse par GS aussi.

La boucle est bouclée mais personne ne doute que ce fond participera à la prochaine augmentation de capital qui pourrait avoir lieu autour des 10 euros : c'est toujours mieux que rien (achat d'actions Nicox sur le marché espéré à 1.6 euros).

Cordialement
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fiable

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MessageSujet: Re: GS et COX victimes d’un règlement de compte ?   Lun 21 Sep - 21:30

suite...

Sans compter que GS connaissait les difficultés du premier fond actionnaire de Nicox qui avait pris la decision de vendre une grosse partie de sa participation en pleine crise financière (avec l'aide de son réseau je reste persuadé que GS savait exactement la part qui devait être vendue sur le marché).

Avec cette vente d'OFI plus la crise financière plus l'opinion de GS de vendre avec un objectif à un cours dérisoir, franchement, certains se demandent encore pourquoi Nicox n'a pas touché les 2 euros de façon durable !
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zubus69

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MessageSujet: Re: GS et COX victimes d’un règlement de compte ?   Jeu 24 Sep - 22:24

Dans le Monde aujourd'hui

Goldman Sachs : la Maison Blanche sous influence

Le 11 septembre, Michael Moore présentait au Festival du cinéma de Toronto son nouveau film, Le Capitalisme, une histoire d'amour. Après la projection, un spectateur l'interroge sur Barack Obama. Le réalisateur rappelle qu'il a activement soutenu le candidat démocrate. Sa plus grande crainte, ajoute-t-il, est "l'influence que pourrait exercer Goldman Sachs sur la nouvelle administration".

Pour le cinéaste comme pour de nombreux Américains, Goldman Sachs reste le diable. L'entregent, la qualité du lobbying, l'influence politique que l'on attribue à la première banque d'affaires du monde impressionnent toujours autant. Les administrations passent, "GS" reste. Son nom condense presque à lui seul l'identité des milieux d'affaires américains. "Quelque chose de similaire à ce que furent longtemps les Rothschild en Europe", note le recteur de la Business School de l'université de New York, Thomas Cooley.

Goldman, dite encore "la firme", continue de susciter louanges et jalousies - détestation parfois. Non seulement la banque est très rentable, mais admirateurs comme contempteurs admettent que sa "culture d'entreprise" lui confère des avantages inégalés. Et louanges et jalousies portent de plus en plus sur ses supposées connexions politiques. D'où son sobriquet : "GS" comme "Government Sachs".

Goldman souffre désormais d'un "problème d'image", notait le Wall Street Journal en juillet. En 2007, les 30 000 salariés de Goldman dans le monde ont géré 22 200 milliards de dollars d'actifs. Son PDG a perçu la plus forte rétribution de l'histoire de la finance : 74 millions de dollars, dont 41 en stock-options. La banque a eu un seul trimestre déficitaire en 2008 et a ensuite réalisé les plus gros profits de son existence : 5,3 milliards de dollars de bénéfices nets au premier semestre 2009 ! Depuis son niveau le plus faible, en novembre 2008, le cours de l'action GS a plus que triplé !

Classé à la 20e place en 2008 dans la liste annuelle des "100 personnalités les plus influentes" du magazine Vanity Fair, Lloyd Blankfein, le PDG de GS, s'est retrouvé au premier rang de ce classement en 2009. Explication du magazine : "Difficile de trouver une institution financière qui a aussi bien traversé la crise que Goldman Sachs."

Maria Woehr, sur le site spécialisé Dealscape, ne comprend pas les commentaires sur le "problèmle d'image" de Goldman Sachs : "Pourquoi tout ce buzz autour de la dégradation de l'image de Goldman ? C'est l'entreprise la plus grosse et qui réussit le mieux de toutes les institutions de Wall Street. Son image devrait être excellente ; or elle ne l'est plus."

GS a la réputation d'être opaque ? Lucas Van Praag, son porte-parole, veut bien assumer. Lorsque nous lui avons demandé de rencontrer ses lobbyistes à Washington (GS est le numéro un du secteur bancaire en dépenses de lobbying), il nous a indiqué sans ambiguïté qu'il n'en était pas question. Quant à la nature de cette influence, la question se pose ainsi : GS bénéficie-t-elle d'un traitement privilégié de la part des pouvoirs publics américains ? Ce qui fait sa force, ou sa puissance, explique-t-il son entregent politique ?

Rétrospectivement, note le président de la filiale américaine d'une banque européenne, si Lehman Brothers avait été renflouée par l'Etat comme Bear Stearns l'avait été six mois plus tôt, "jamais le Congrès n'aurait voté les 700 milliards de dollars du plan de sauvetage financier". Doit-on en conclure que l'intérêt de Goldman (voir disparaître Lehman, un concurrent direct) et celui de l'Etat (créer un choc pour obtenir l'aval des élus pour la recapitalisation publique du secteur financier) se conjuguaient conjoncturellement ? Le banquier sourit : oui, "la mort de Lehman était inscrite", pour que Merrill Lynch puisse être reprise, et Morgan Stanley et Goldman préservées.

"C'est une certitude, si Goldman Sachs avait été à la place de Lehman, jamais le Trésor ne l'aurait laissé aller à la faillite", estime le patron du hedge fund Dome Capital, Antoine Bernheim (aucun lien avec son homonyme, patron de l'assureur Generali). Cette phrase, nous l'avons entendue, quasi identique, dans la bouche de tous nos interlocuteurs à Wall Street. William Cohan, un ancien banquier qui prépare un livre sur Goldman Sachs, balaie cette conviction. Il la juge "rhétorique, parce que Goldman n'aurait pas pu se retrouver dans la situation de Lehman, sinon ce n'aurait pas été Goldman !"

Ce qui n'est pas rhétorique, c'est le nombre d'anciens banquiers de Goldman Sachs dans les allées du pouvoir depuis plus de quinze ans. Sous Bill Clinton, on entendait déjà : "Goldman est dans la Maison" - la Blanche, s'entend. Son représentant le plus connu fut Robert Rubin, vingt-six ans chez GS, qui abandonna sa présidence pour devenir secrétaire au Trésor américain. A la fin des années 1990, avec Alan Greenspan, le patron (républicain) de la Réserve fédérale (Fed, banque centrale des Etats-Unis), Robert Rubin fut le grand architecte de la dérégulation massive des produits financiers à risque.

Mais c'est surtout sous George W. Bush que les allées du pouvoir virent affluer les anciens de GS. Henry "Hank" Paulson, trente ans chez Goldman Sachs, dont il fut PDG, devint lui aussi secrétaire au Trésor. Auparavant, Stephen Friedman, un co-numéro deux de GS, où il a passé vingt-huit ans, avait été le premier conseiller économique du président Bush, une position qu'il quittera pour devenir, en 2008, président du conseil d'administration de la réserve fédérale de New York (celle qui supervise les marchés financiers). Autant dire qu'il a participé de près à l'intervention publique dans la crise au côté de celui qui était alors son président opérationnel, Timothy Geithner, aujourd'hui secrétaire au Trésor de Barack Obama.

Ex-conseiller aux affaires internationales de GS, Robert Zoellick avait déjà travaillé au département du Trésor sous George Bush père, dont il fut ensuite chef de cabinet. Le fils allait en faire un représentant spécial au commerce, avant de le nommer à la tête de la Banque mondiale. Reuben Jeffery III, dix-neuf ans chez Goldman, finira sous-secrétaire d'Etat à l'économie, aux finances et à l'agriculture, de 2007 à 2008. Enfin, lorsqu'il dut assigner la gestion des 700 milliards de dollars de son plan de sauvetage financier, à qui Hank Paulson fit-il appel fin 2008 ? Au jeune Neel Kashkari, depuis cinq ans chez GS. Quant à Josh Bolten, ses cinq années passées chez Goldman suffirent pour que "W" en fasse son chef de cabinet.

La liste de ces supposées passerelles, recensées dans un article publié par le magazine Rolling Stone, perturbe pour deux motifs : elle est terriblement éloquente, au moins pour le passé récent ; et elle est reprise par d'autres, qui ne sont pas des adeptes des théories du complot.

Gretchen Morgenson, chroniqueuse vedette du New York Times, a dévoilé que, après avoir laissé Lehman Brothers aller à la faillite, le ministre Paulson a appelé en une semaine vingt-quatre fois Lloyd Blankfein, le patron de GS. Aucun autre banquier de la place n'a bénéficié d'une telle assiduité. "Qui donc le ministre aurait-il appelé ?, demande Lucas Van Praag, le grand communiquant de Goldman. Hormis JP Morgan et nous-mêmes, toutes les banques allaient alors si mal !"

Sylvain Cypel
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