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 les crises constituent également des opportunités (1)

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MessageSujet: les crises constituent également des opportunités (1)   Lun 29 Sep - 18:02

par Pierre G. Mirabaud, Président de l'ASB

C’est d’annus horribilis que la reine Elisabeth II a qualifié l’année 1992 qui a vu le château de Windsor ravagé par un incendie. Pour le secteur financier, l’an.nus horribilis sera certainement l’année 2008. Si les pompiers ont su préserver le château de Windsor d’une destruction complète, l’action concertée des pompiers de la finance, en l’occurrence les banques centrales, est parvenue à éviter le pire pour la finance mondiale.
Et c’est à nouveau ce qui s’est produit mi-septembre. La crise financière a atteint un nouveau point culminant. Des banques d’investissement jadis florissantes ont été contraintes de déposer leurs bilans, des « géants » dans le domaine des assurances ont cherché la protection de la banque centrale américaine, et les cours des actions de grands établissements financiers ont atteint de nouveaux niveaux planchers. Toutefois, je ne tiens pas à me laisser obnubiler par les événements du moment. Je souhaite en effet aborder cette crise financière avec un peu de distance, et regarder au-delà de l’actualité.
Les origines de la crise ont déjà fait couler beaucoup d’encre: gestion des risques inadaptée, systèmes d’incitation erronés et avidité, voilà quelques-uns des reproches souvent formulés. Des fautes ont été commises pour lesquelles nous devons tous payer. C’est là un fait incontournable. Ce qui m’a le plus dérangé, c’est que le bon sens semble s’être perdu dans une espèce de mouvement grégaire. Nos concitoyennes et concitoyens ont aujourd’hui du mal à le comprendre.
Rétrospectivement, la critique est certes aisée et il est facile de se demander pourquoi nous n’avons pas vu la catastrophe arriver. Il y a cinq ans, les opérations de financement réalisées par la mise à disposition de fonds de tiers étaient pratiquement gratuites, les investisseurs achetaient aveuglément tous les titres à haut rendement, les banques finançaient des rachats à des conditions de plus en plus hasardeuses et les investisseurs se pressaient en grand nombre pour reprendre des dettes. On a encouragé le développement d’instruments financiers toujours plus sophistiqués qu’on pouvait aisément placer auprès des investisseurs dans la mesure où les risques étaient totalement occultés. En résumé: les risques étaient bien existants dans le système, pas auprès de ceux qui pouvaient le mieux les gérer mais au contraire auprès de ceux qui les comprenaient le moins. La stabilité du système financier était alors considérée comme définitivement acquise. Les financements par le biais de crédits n’ont cessé d’augmenter même si on savait fort bien que cette situation ne pouvait pas durer. Puis subitement, on a assisté à un effondrement total de la demande de certains types d’obligations, mettant brutalement fin à une période de grande euphorie dont les effets se font encore sentir aujourd’hui.
Malheureusement, ces turbulences n’ont pas épargné la Suisse. Des établissements bancaires qui, depuis de longues années, étaient synonymes de stabilité et de fiabilité, ont dû reconnaître que leur gestion des risques était défaillante. Les ajustements de valeur ont atteint des milliards, et il a fallu renflouer les fonds propres. Pourtant, quatre éléments m’incitent à rester confiant malgré la crise.
Premièrement, la réputation internationale de notre place financière est restée intacte même si les gros titres des journaux affirment le contraire. A l’étranger, la Suisse n’est pas nécessairement identifiée à la crise financière, car de nombreuses banques étrangères sont aussi en difficulté. Quand cesserons-nous donc de nous auto-fl.ageller? Les crises recèlent des opportunités et pas seulement des risques. En effet, la croissance est la conséquence de l’innovation. Et il n’y a pas d’innovation sans risques. Sans vouloir embellir la situation, on peut néanmoins affirmer que l’ensemble du système financier tirera les leçons qui s’imposent et qu’il en sortira renforcé.
Deuxièmement : contrairement à d’autres pays, il n’a pas été nécessaire en Suisse de puiser dans les réserves du fisc pour sauver une banque : les augmentations de capital ont pu être réalisées grâce à la souscription des anciens et nouveaux actionnaires.
Troisièmement, c’est un indice très positif de la qualité de notre système bancaire que des investisseurs étrangers, dans une telle situation, souhaitent prendre des participations de cette ampleur dans une banque suisse.
Et last but not least, je suis fier des nombreuses banques suisses qui n’ont pas été directement frappées par cette crise. De fait, notre place financière est restée solide dans son ensemble. S’il est vrai que la situation demeure précaire pour certains établissements, il est d’autant plus important que les autres fassent preuve de solidarité. Le dénigrement n’a aucune place dans ce genre de circonstances.
Quels enseignements tirer de cette crise? Premièrement, la place financière suisse a tout intérêt à disposer d’un système bancaire solidement capitalisé, capable de résister à des crises; ceci à plus forte raison que deux établissements bancaires importants y jouent un rôle déterminant. Néanmoins, la Suisse ne doit prendre aucune initiative isolée en matière de législation et de réglementation. Au contraire, il convient d’avoir une approche mesurée et de voir ce qui se fait à l’échelon international. On ne peut ni résoudre, ni prévenir les crises mondiales à l’échelon national. Dans aucun pays, les autorités de surveillance n’ont vu venir la crise…Prendre maintenant rapidement des mesures a posteriori me semble donc contestable. Nous devrions plutôt attendre de savoir comment la FINMA, dans sa nouvelle configuration, réussira à s’imposer. Deuxièmement, le montant de la couverture en fonds propres doit être réexaminé et tendanciellement majoré afin d’améliorer la gestion des capitaux et des liquidités. Mais cela doit se faire sur la base des seuls risques, et en prenant tout particulièrement en compte notre position concurrentielle vis à vis de l’étranger. De même faut-il mieux prendre en compte et correctement pondérer la „Funding Situation“ à savoir la congruence des échéances entre actifs et passifs. Le « leverage ratio » dont il est beaucoup question n’est pas ce médicament-miracle qui va tout régler. D’autant plus qu’il existe déjà aux Etats-Unis où il n’a pas été en mesure de prévenir la crise financière. Troisièmement, les incitations contenues dans les systèmes de rémunération des banques doivent être repensées et, le cas échéant, adaptées par leur conseil d’administration. Et enfin, j’aimerais mentionner, en tant que banquier privé et entrepreneur, un aspect moral et éthique, à savoir la responsabilité sociale de chacun. Cette dernière est façonnée par des normes, des usages et des traditions et devrait déterminer et diriger ce que nous faisons et, surtout, ce que nous ne faisons pas. C’est justement ce contrôle social, indispensable au fonctionnement harmonieux d’une société, qui a souffert des exagérations de ces dernières années. L’avidité, l’égoïsme ou le manque d’égards ont de plus en plus marginalisé la mesure, le bien commun ou le respect mutuel. Le libéralisme économique – qui se traduit aujourd’hui par un marché mondial et globalisé – comporte d’énormes avantages. Mais il demande de la part des élites, ici des élites économiques, un sens certain des responsabilités et de la mesure. La conclusion qu’il convient de tirer de tout cela, c’est que ce n’est pas le système qui a failli, mais quelques acteurs du système.
L’Euro 2008 l’a montré une fois de plus: il existe 7 millions d’entraîneurs de football en Suisse ! Et la crise financière a montré qu’il existe presque autant de stratèges bancaires. Ainsi, l’exigence de séparer les activités de banque d’affaires a été avancée notamment par des gens qui effectuent sans doute encore leurs paiements aux guichets postaux. Personnellement, je suis d’avis que des banques internationales actives dans la gestion de fortune - en particulier en Asie - doivent également offrir des services d’Investment Banking à cette clientèle. L’Investment Banking doit certainement être restructuré, c’est-à-dire qu’il devrait avant tout être un prestataire de services pour des tiers et non pas se consacrer essentiellement à des activités de Hedge Fund. Mais ce qui est encore plus important, c’est que cette décision ne soit pas prise par des politiciens, des régulateurs, des lecteurs de journaux, des journalistes ou par moi-même, mais uniquement par les conseils d’administration des banques, qui sont élus par les propriétaires, donc les actionnaires.
Avant de passer au sujet suivant, j’aimerais ajouter encore quelques mots personnels sur certains débordements regrettables qui se sont manifestés en marge de cette crise financière : j’ai été profondément déçu de constater – dès que les premiers signaux annonçant une crise générale du secteur financier sont apparus – avec quel sentiment de victoire et quel ton vindicatif, souvent à la limite de l’attaque personnelle, les opposants traditionnels du secteur bancaire s’en sont pris au secteur de la finance internationale et à ses acteurs. Lorsque l’économie va bien, le mérite en revient toujours aux autres. Mais en cas de problème, seules les banques ont des comptes à rendre. C’est alors l’ensemble de la branche qui est diffamée et la profession toute entière qui est mise au pilori. Et dire que cette branche contribue pour presque 10% à la valeur ajoutée et pour 16% aux recettes fiscales de ce pays! Chacun sait que les impôts sont prélevés sur les bénéfices. Mais si tout à coup ces recettes fiscales sont menacées, les spécialistes de la redistribution de la gauche s’inquiètent que les banques ne fassent plus assez de bénéfices. Le monde à l’envers!
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MessageSujet: les crises constituent également des opportunités (2)   Lun 29 Sep - 18:03

On serait en effet content que la gauche, dans d’autres occasions, crée des conditions-cadre économiques favorables afin d’améliorer la situation bénéficiaire des entreprises. Voyons les choses en face: l’agressivité voulue de certains commentaires ne témoigne ni d’une grande compréhension de l’économie ni d’une volonté de refléter fidèlement la réalité mais procède bien plutôt du populisme et du besoin de faire la «une» des journaux. Cela suffira peut-être à glaner des voix ou des lecteurs à court terme mais se révélera nuisible à long terme car notre pays fonde en grande partie sa prospérité sur le succès de sa place financière. C’est justement en période de crise qu’il faut savoir garder la mesure et éviter de céder à la panique. Nous, banquiers, n’avons nullement à rougir de notre profession mais pouvons au contraire être fiers de notre contribution à la prospérité de la Suisse.
La sphère privée reste primordiale
L’année 2008 n’est pas seulement une annus horribilis pour le secteur financier international. En effet, en février de cette année, un petit Etat a dû constater que son grand voisin n’a pas hésité à recourir à des méthodes juridiquement fort contestables pour assouvir ses intérêts. Ainsi, du jour au lendemain et après quelques années de silence médiatique, le secret professionnel du banquier a été remis en tête de l’agenda international des pays à haute fiscalité. On ne s’étonnera donc pas qu’à peine un jour plus tard, la Suisse et sa législation se sont trouvées elles aussi dans le collimateur : on s’est empressé d’offrir une plate-forme médiatique à d’anciens ministres des finances à la retraite et un parti gouvernemental n’a rien trouvé de mieux que de se ranger aux côtés de l’UE pour combattre les intérêts de la Suisse. Mon propos ici n’est pas de rappeler aux « europhiles » comment les grands pays de l’UE se comportent envers les petits Etats. Non, ce que je tiens à soulever, c’est uniquement la question décisive de savoir quelle protection de la sphère privée un citoyen peut attendre de son pays.
Les mêmes personnes qui, sans sourciller arrêtent des suspects dans la grisaille du matin en présence de caméras, les condamnent d’avance dans les médias et se félicitent du succès de leur action, ne s’offusquent pas du fait que les juges instruisant des affaires liées au crime organisé disposent apparemment de moins de compétence. C’est encore une fois le monde à l’envers ! On pourrait presque croire qu’il existe en Europe des pays dans lesquels une personne soupçonnée de fraude fiscale jouit de moins de droits dans la hiérarchie des criminels qu’un terroriste présumé ou un narcotrafiquant. Cette constatation devrait inciter les critiques – surtout suisses – de notre législation à réfléchir sur la criminalisation des infractions fiscales mineures. En effet, je souhaiterais continuer à vivre dans un pays dans lequel on peut être sûr – citation libre d’après Winston Churchill – que, lorsqu’on sonne à votre porte à 6 heures du matin, c’est le laitier qui s’annonce et non pas les inspecteurs du fisc accompagnés de caméras de télévision.
Pour déterminer quelle place la protection de la sphère privée doit avoir dans une société et dans quelles conditions elle doit céder le pas à l’intérêt public, il faut d’abord examiner le rôle imparti à l’Etat et au citoyen. En Suisse, la réponse peut s’appuyer sur la pensée de philosophes tels que Rousseau ou Jefferson qui attribuent la légitimation du pouvoir au peuple et non à l’Etat. C’est l’Etat qui est au service du citoyen, et non l’inverse. La défense de la sphère privée constitue donc un principe cardinal. Cette vision philosophique de l’Etat peut également alimenter le débat en cours sur la poursuite des infractions fiscales. La distinction entre soustraction fiscale et escroquerie fiscale existe depuis longtemps dans notre pays – en fait bien avant la constitution de l’UE – et correspond à cette vision. Elle est précisément l’expression de la relation de confiance entre les citoyens et l’Etat et évite une criminalisation inutile des citoyennes et citoyens dès lors que d’autres moyens suffisent pour faire appliquer le droit.
Personne ne songerait à lever les limitations de vitesse sur les autoroutes en Suisse à l’égard des automobilistes allemands uniquement parce que de telles limitations n’existent pas en Allemagne. Or, c’est précisément le genre d’exigences dont le fondement constitutionnel, soit-dit en passant, est des plus hasardeux, qu’on adresse à la Suisse en matière fiscale : «Criminalisez donc les étrangers, les Suisses pourront continuer de jouir de la protection du secret professionnel du banquier !», c’est là une vieille rengaine. La Suisse est un Etat de droit et un tel Etat respecte le principe d’égalité de traitement entre les citoyens nationaux et les ressortissants étrangers. Il n’y a aucun intérêt digne de protection pour que la Suisse traite différemment les clients étrangers de banques suisses.
Quant à la proposition de criminaliser la soustraction fiscale uniquement dans le but de la rendre compatible avec l’entraide judiciaire internationale, elle est tout aussi aberrante. La Suisse est un Etat de droit souverain et édicte des lois parce qu’elles sont nécessaires et appropriées pour notre pays, et non par opportunisme politique vis-à-vis de l’étranger.
Ceux qui s’en prennent à la Suisse demandent par ailleurs que le principe de la double incrimination soit levé dans le cadre de l’entraide administrative et judiciaire. Cela aurait des conséquences graves pour la renommée de la Suisse et la confiance mise dans sa place financière: en effet, cette dernière est devenue le troisième centre de gestion de fortune mondial, notamment parce que la clientèle internationale peut compter sur la fiabilité et la stabilité de l’ordre juridique suisse, dans la mesure où celui-ci n’obéit à aucun opportunisme, fondé sur une vision à court terme.
Les commentateurs de tout bord, les détracteurs de la place financière et même certains experts « autoproclamés » n’ont ainsi pas hésité en 2008 à tirer à boulets rouges sur le secret professionnel du banquier lorsque les pressions de l’étranger sont devenues plus vives. Ayant, hélas!, le privilège de l’âge, je me souviens encore de l’affaire de Chiasso en 1977, de l’initiative sur les banques de 1984 ou de l’an 2000 à Santa Maria da Feira, lorsque l’UE a décidé que l’échange automatique d’informations serait le seul système applicable. A l’époque tout comme aujourd’hui, on n’accordait plus aucune chance au secret bancaire. Mesdames et Messieurs, on a fait fausse route il y a quelques années et je reste persuadé qu’on continue de le faire aujourd’hui. Cette crise dont on ne cesse de parler ne comporte pas seulement des risques mais représente aussi une chance pour la Suisse. A savoir la chance de défendre et de faire prendre conscience de l’importance de la sphère privée dans un monde devenu bientôt digne de George Orwell, où tout est mis sous surveillance. Il faut donc mettre l’homme au centre de nos préoccupations et ne pas nous laisser manipuler par celles et ceux qui, dans les administrations et les parlements, ne pensent qu’à rassembler un maximum de données sur leurs concitoyennes et concitoyens. La protection de la sphère privée correspond tout simplement à un besoin fondamental de l’homme. Ce n’est pas à nous Suisses de nous justifier et d’expliquer pourquoi nous respectons ce principe mais bien plutôt aux autres pays de nous dire pourquoi ils ne le font pas. C’est là aussi le monde à l’envers! Ne nous laissons pas égarer par des chimères : la protection de la sphère privée financière est importante et se justifie; elle est profondément ancrée dans la tradition de notre pays et constitue une chance, non pas un risque, pour la Suisse et sa place financière. A toutes celles et ceux qui, en particulier à l’étranger, critiquent cette conception des choses, je rappellerai une fois encore que dans notre pays, c’est au peuple suisse de décider de l’avenir du secret bancaire et non pas aux fonctionnaires de Bruxelles, aux sénateurs de Washington ni aux bureaucrates de l’OCDE à Paris.
Un tout dernier mot enfin à propos du Masterplan, ce projet très ambitieux que nous avons lancé il y a une année maintenant conjointement avec l'ASA, la SFA et le "SIX Group", afin de redynamiser notre place financière. Nous avons très vite mis sur pied un certain nombre de groupes et de sous-groupes de travail liés à ce projet, afin de mettre en œuvre les mesures que nous préconisons. Je voudrais en particulier mentionner le "Steuerungsausschuss Dialog Finanzplatz Schweiz" ou STAFI qui a associé aux promoteurs du projet des hauts représentants de l'Administration fédérale, de la CFB, de l'OFAP et de la BNS. Les premiers résultats obtenus, qui ont été rendus publics tout récemment, sont très encourageants et constituent une avancée certaine par rapport au droit existant. Je voudrais donc remercier vivement pour leur engagement toutes celles et tous ceux qui, souvent dans l'ombre, ont participé activement à cet énorme travail.
Même si nous avons atteint beaucoup de nos objectifs, nous ne devons pas nous arrêter à mi-chemin en ces temps difficiles.
Le 29 septembre 2008
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D@n (Daniel Beldio)

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MessageSujet: Re: les crises constituent également des opportunités (1)   Mar 30 Sep - 0:31

Merci pour ce partage Simis. Très bel article !
A lire !
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MessageSujet: Re: les crises constituent également des opportunités (1)   

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